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TOO GOOD TO GO ( Lucie BASCH Centrale Lille 2014, Présidente et co fondatrice) lève 25 millions €

Autour des Centraliens

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07/01/2021

Notre camarade est toujours en tête ! Superbe  réussite . 

Vous pouvez consulter son site à   https://toogoodtogo.fr/fr


LES ECHOS du 6 janvier 2021 par Guillaume Bregeras


A force de parler de son impact sur la réduction du gaspillage alimentaire, on oublierait presque que Too Good To Go est l'une des pépites de la French Tech à la plus forte croissance. Fondée il y a quatre ans à peine, elle revendique 24 millions d'utilisateurs, dont 8 millions en France, et s'attaque au marché américain avec la ferme ambition d'y installer son application permettant à des consommateurs d'acheter des produits alimentaires invendus sous forme de paniers.

Podcast : « Too Good To Go », comment Lucie Basch a révolutionné la lutte contre le gaspillage

Lucie Basch, la centralienne partie à la chasse au gaspillage alimentaire

Pour l'aider, la jeune pousse vient de boucler un nouveau tour de table de 25,7 millions d'euros, dont 12,7 millions injectés par Blisce, le fonds d'Alexandre Mars spécialisé dans les start-up B to C. L'autre partie de l'opération a été assurée par les investisseurs privés historiques de la start-up, mais aussi par ses salariés, qui ont pu entrer directement au capital à cette occasion.

Elargir les critères de réussite

La mécanique de l'opération est particulièrement importante pour Too Good To Go, qui évite les fonds de capital-risque traditionnels depuis ses débuts. « Je préfère parler des repas que nous sauvons que des fonds que nous levons, avance timidement Lucie Basch, fondatrice et PDG de la jeune pousse . Je n'ai pas voulu faire entrer de fonds de capital-risque jusque-là car je craignais qu'ils nous poussent de manière exagérée à la croissance et nous éloignent ainsi de notre mission. Avec Blisce, le premier chantier à mener ensemble est la manière d'améliorer notre score B Corp [certification d'objectifs extra-financiers, NDLR]. »

LES CHIFFRES CLÉS

50 MILLIONS D'EUROS

C'est le total des fonds levés par Too Good To Go depuis ses débuts, en 2016. Cette levée est la première sur laquelle elle communique.

24 MILLIONS D'UTILISATEURS

sont répartis dans 14 pays (hors Etats-Unis), dont 8 millions en France.

60 MILLIONS DE REPAS

ont été sauvés grâce à la démarche de la start-up depuis son lancement.

Au regard des quatre dernières années, Too Good To Go semble pourtant avoir tenu le pari de maintenir alignées sa volonté d'avoir un impact positif et sa nécessité de croître rapidement. Sa principale mesure, le nombre de repas sauvés, atteint 60 millions depuis 2016. Un résultat dû à une exécution tenace et à un bon momentum avec les objectifs de l'ONU, qui fixe à 50 % la réduction du gaspillage alimentaire d'ici à 2025.

Après avoir débuté dans une rue parisienne pour permettre aux commerçants indépendants de vendre leurs invendus alimentaires via son appli, la start-up compte 60.000 commerces partenaires, dont 15.000 en France. « Nous sommes encore loin du compte, estime pourtant Lucie Basch. Rien qu'en France, le pays où nous sommes le plus développés, nous pourrions aider 200.000 commerçants. »

Les grands distributeurs dans la boucle

Mais c'est en nouant des partenariats avec les acteurs de la grande distribution que Too Good To Go est arrivé à décupler son impact. Carrefour, partenaire depuis 2017, et autres représentent désormais 50 % des paniers mis en ligne chaque jour. Cette stratégie qui consiste à démarrer avec les indépendants avant d'engager les gros acteurs, la pépite tricolore essaie de la reproduire aux Etats-Unis, où elle se déploie depuis septembre dernier. Opérationnelle à New York et à Boston, elle revendique un millier d'enseignes partenaires et 160.000 utilisateurs. « Nous avons démarré pour savoir si nous devions y changer notre modèle, raconte la dirigeante, qui a emménagé outre-Atlantique pour y piloter les opérations. Tout le monde nous disait que le concept du panier surprise et le fait d'aller le chercher plutôt que de se le faire livrer ne fonctionneraient pas. C'est tout le contraire qui s'est produit. »

Un premier succès qui valide le modèle et accélère le déploiement. Prochaine étape avec Los Angeles, puis le reste de la côte Ouest, avant d'envisager l'Amérique du Sud dans un deuxième temps. D'ici là, plusieurs étapes restent à franchir, mais Too Good To Go a déjà définitivement changé de dimension. Avec 35 millions d'euros de chiffre d'affaires réalisés cette année malgré la crise du Covid, dont 10 millions en France, la jeune pousse compte 700 employés et annonce en recruter 300 nouveaux cette année. De quoi lui permettre d'envisager, un jour, de devenir la première licorne B Corp qui sera introduite au Nasdaq.

À NOTER

En marge de ses opérations, Too Good To Go agit comme un lobby anti-gaspillage. A son initiative, 51 enseignes et industriels se sont engagés à mieux communiquer sur les dates de consommation, responsables de 20 % du gaspillage alimentaire chez le consommateur. La start-up veut désormais reproduire cette approche aux Etats-Unis.

Guillaume Bregeras


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