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Créé en 2008, le club Histoire et prospective des Centraliens de Lille soutient les recherches documentaires sur l'Ecole et son évolution, sur les ingénieurs diplômés et leurs oeuvres notables.

Il participe à la cohésion des générations successives de Centraliens de Lille - IDN en préservant la mémoire des ingénieurs et la mise en valeur du patrimoine industriel.

Les productions du groupe sont archivées sur Centrale Wiki, certaines font l'objet de publications dans la revue L'ingénieur. Des biographies d'ingénieurs Centraliens de Lille - IDN et de professeurs de l'Ecole depuis 1854 sont répliquées sur Wikipedia. Des photos sont disponibles sur Wikimedia Commons. Le groupe fait la liaison avec la Bibliothèque nationale de France/Gallica ; il soutient la numérisation des archives concernant l'Ecole, ses professeurs et ses ingénieurs diplômés. Il a aussi pris contact avec des chercheurs universitaires. Des échanges épistolaires ont été effectués avec la direction des monuments historiques concernant les bâtiments historiques de l'Ecole dans le centre de Lille, 2 rue du Lombard (utilisés de 1854 à 1875) et 17, rue Jeanne d'Arc (utilisés de 1875 à 1968, avant le déménagement à la Cité scientifique).
Le groupe identifie les biographies et livres publiés évoquant des Centraliens de Lille - IDN. Il répond aux recherches biographiques et généalogiques des familles d'ingénieurs et des chercheurs. Pour faciliter les activités et accéder aux archives sans contraintes, le groupe ne s'intéresse pas aux ingénieurs vivants !

Participation
Tous les volontaires sont bienvenus ! Chacun peut apporter sa contribution bénévole sur le thème de son choix, à son rythme depuis son domicile ou lors de rencontres épisodiques.

Comment commencer ?
Choisir son sujet de recherche, lire la page de discussion sur Wikipedia, faire une recherche sur internet (Gallica et Google Scholar), consulter les documents historiques sur Centrale Wiki, voir le catalogue de la Bibliothèque nationale de France et le Catalogue des bibliothèques de France, consulter les annuaires anciens des Centraliens de Lille (versions numérisées ou versions papier), lire les archives numérisées ou papier des revues des ingénieurs Centrale Lille - IDN depuis 1877 (versions papier à l'association et à la Bnf), lire les comptes rendus administratifs sur l'Ecole et ses professeurs et élèves-ingénieurs depuis 1854, prendre contact avec d'autres membres du club et partager ses recherches, les soumettre pour publication dans la revue L'Ingénieur.

Perspective d'actions
L'expansion sans précédent de la techno-science depuis le dernier quart du XXè siècle ne doit pas nous faire oublier les révolutions antérieures qu'ont vécues les anciens élèves de l'Ecole qui sont nos prédécesseurs dans la pratique de l'ingénieur.

Rappelons-nous la première industrialisation et son développement économique (mécanique, force motrice et machines à vapeur, textiles et mines, procédés de distillerie, chimie et médecine) avec les premiers ingénieurs formés à Lille (1854), consécutifs aux échanges industriels avec l'Angleterre, la libéralisation de l'enseignement supérieur, la création de facultés des sciences hors de Paris, la découverte de filons miniers en Belgique puis dans le Nord de la France, le développement de la force motrice non animale, le remplacement du lin par le coton, l'invention de la bactériologie à Lille par Pasteur, l'amélioration des procédés chimiques à Lille par Kuhlmann ... Considérons la seconde industrialisation (chimie, métallurgie-sidérurgie, mécanique des fluides, chemin de fer et transport maritime, géologie, agronomie, biologie) et les investissements décentralisés dans l'enseignement des sciences et technologies après les leçons tirées de la guerre de 1870. Evaluons l'essor économique (mécanique, aéronautique, électrotechnique, bétons, pétroles) et la première mondialisation jusqu'au coup d'arrêt de 1914. Rappelons les clefs de la croissance : modernité des procédés industriels pendant les trente glorieuses (objets de consommation de masse, plastiques, automobile, réseaux d'énergie), puis automatisation, informatisation, micro-électronique et nouveaux matériaux, mobilité et dématérialisation initiés durant la période nous menant au XXIè siècle des entrepreneurs d'innovations où se joue la troisième révolution industrielle.

Préserver la mémoire des enjeux antérieurs et préalables à l'essor de l'informatisation des systèmes, l'explosion de l'électronique, des télécoms, de la micro-électronique et de la virtualisation généralisée des réseaux sociaux, tel est  l'un des objectifs du club.

On comprendra ainsi l'exploit de nos grands anciens, tels Gustave Flourens (1864) chimiste des procédés et du glocuse, Léon Francq (1864) inventeur de locomotives et entrepreneur international en tramways, Charles Roger (1890) fondateur de la Société Electrique d'éclairage et de force des Bouches-du-Rhône, Jean Faure (1891) directeur de sociétés dans l'empire ottoman et l'empire russe, messieurs Baron, Dumoutier, Loquet, Buchet (1903): anciens élèves et tous administrateurs des mines d'Ostricourt, Jean Groff (1914) spécialiste des lubrifiants et des pétroles, les frères Bataille (1944) (1945) inventeurs de la pelle hydraulique Poclain, ... et de nombreux autres ingénieurs encore actifs, notamment les ingénieurs Centraliens de Lille contemporains qui sont à la tête d'entreprises qui révolutionnent l'industrie mondiale !

Quelques illustrations des investigations
En Amérique du Nord on parle de l'Ecole dans le journal The New York Times dès 1880. En Belgique l'Académie des sciences honore le paléontologue Louis Dollo (1877). Une des dix plus grandes fortunes françaises de la seconde moitié du XXè siècle a été professeur à l'Ecole après la Seconde Guerre mondiale. Des professeurs de l'Ecole ont été nommés à l'Académie des sciences. Joseph Boussinesq et Henri Padé sont parmi les professeurs de l'Ecole les plus connus mondialement au début du XXè siècle. Les quatre premiers kilomètres du tunnel sous la Manche à Sangatte ont été creusés sous la direction de Ludovic Breton (1861) ; Léon Francq (1866), inventeur d'une machine à vapeur sans foyer, est l'entrepreneur et créateur des tramways de Paris, de la ligne de chemin de fer électrique Paris-Saint-Germain, du réseau de tramway Électrique Lille-Roubaix-Tourcoing ; Yves Zuber (1906) est l'inventeur de mécanismes pour porte-mine et d'un stylo-plume en 1925 et est fondateur de la célèbre entreprise Stylomine. La pelle mécanique hydraulique a été inventée par Jacques Bataille (1944) et Pierre Bataille (1946), L'ancien élève-ingénieur et cinéaste Cyril Collard a gagné quatre Césars notamment celui du meilleur film à Cannes en 1993. 

En 2010, un colloque universitaire à Lille a apporté une perspective historique sur la diffusion de l'innovation technologique via l'Ecole (cf. Stéphane Lembré, "L’Institut industriel du Nord de la France et ses voisins : création et circulation d’informations et de technologies 1872-1914" - ISBN 9789052017648 ).

Les membres du groupe professionnel Centralien de l'automobile savent que les laboratoires Citroën ont été  cofondés par André Citroën et Henri Godfroid (1905) ; Lucien Chenard (1920) et Jean Donnay (1920) furent les administrateurs du constructeur automobile Chenard et Walcker ; Le club a réalisé une étude sur Jacques Vandier (1895), dirigeant fondateur de la Société française du Ferodo (devenue l'équipementier automobile Valeo).

En coopération avec le groupe professionnel aéronautique et espace des Centraliens de Lille, le club a fait des recherches sur les anciens élèves pionniers de l'aéronautique française, tels que Eugène Lefebvre (1898), Etienne Dormoy (1906), Jean Hubert (1906) et l'option G3 Mécanique aéronautique animée par le professeur Joseph Kampé de Fériet. Eugène Lefebvre (1898) est un pilote d'essais et pionnier de l'aviation mondiale. L'Oiseau Canari, avion de la 1ère traversée française de l'Atlantique Nord a été conçu par Jean Hubert (1906), André Fauquet (1934) est un ingénieur-chercheur, modélisateur de la portance des ailes d'avions et des spoilers. Quant-à Etienne Dormoy (1906), cet ingénieur franco-américain, concepteur d'avions français exportés en Amérique, est connu chez Boeing. 

Des recherches biographiques ont concerné la famille Bauvin (Armand Bauvin (1877), Pierre Bauvin (1910) et Paul Bauvin (1921)). Des questions ont été posées sur Henri Giron (1927), entrepreneur en géotechnique et inventeur du procédé de fondation par injection Solétanche. Nghiêm Xuân Thiện (1932), homme politique nationaliste vietnamien a fait l'objet d'une recherche.

Des publications de livres sur des ingénieurs Centrale Lille - IDN ont été identifiées entre 2011 et 2014, notamment concernant la période de la Première Guerre mondiale  : Hubert Maricourt (1928) dans 'Fais ton devoir... Reviens si tu peux: La vie quotidienne d'un poilu" ISBN  9782342013047 ; Paul Reuss (1902) dans 'Lettres à mon mari disparu (1915-1917)' éditions L'Harmattan ISBN 9782343026558. Les réparations des dommages de la Première Guerre mondiale a fait l'objet d'évaluations et de publications officielles par Léon Francq (1866) et Eugène Wibratte (1898) que nous avons retrouvées sous forme numérisée.